Cabinet de psychanalyse et de psychothérapie à Paris 18ème.

Entamer une psychanalyse, c’est accepter de faire un voyage vers l’inconnu. Inconnu car ce voyage, traversé dans  la règle fondamentale des associations libres, vous emmènera à la découverte de votre désir inconscient dont vous ne savez rien encore. Une psychanalyse n’a donc pas pour but premier de supprimer un symptôme mais permet l’acquisition d’un savoir et c’est ce savoir qui permet la disparition du symptôme.
La psychanalyse est une méthode d’investigation du psychisme qui vise à rendre conscient les processus inconscients.
Pour cela, l’analyse s’intéressera à toutes les manifestations dont il fait l’objet, qu'elles soient de l’ordre du discours (lapsus, rêves, actes manqués...), des symptômes psychiques (ruminations mentales, troubles de l’humeur, angoisse…), organiques (maladie auto-immune) ou psychosomatiques (maladie de peau, rhume, migraine…). Elles indiquent que « ça parle ».
En effet, c’est en parlant librement que progressivement le psychanalysant lève le voile sur ce qui le faisait réellement souffrir. L’accent est donc mis sur votre discours car c’est celui-ci qui vous permettra de lier vos symptômes à votre histoire.
S. Freud compare la psychanalyse à l’archéologie en ce sens qu’elle vise par la parole, à la levée des refoulements source de symptômes et mettre au jour ce qui était resté caché jusque-là.
C’est à ces formations de l’inconscient et à sa méthode d’investigation qu’est la psychanalyse que blog.michaelbaralle.fr est consacré pour présenter ma pratique professionnelle à mon cabinet de psychanalyse et de psychothérapie en analyse transactionnelle à Paris 18ème.

Retrouver le sens de sa vie, exister, vivre !

Retrouver le sens de sa vie, exister, vivre, n’est pas un état, une situation acquise, entièrement réalisée dans les faits, mais une activité en cours "d’effectuation", en permanence à l’épreuve, à l’essai, exposée en conséquence à l’inachèvement, dans une ambiance générale d’embrouille et de débrouille, ce qui la condamne à être interrompue ou à s’éteindre sans avoir atteint à proprement parler son terme ou sa destination vers lesquels elle ne fait, au mieux, que tendre. « Persévérer dans son être », pour reprendre la formule dont Spinoza s’est servi pour signifier généralement cette tendance, cela ne peut consister à rester sur place, à stagner, en restant le même au sens d’une identité de fait une fois pour toutes donnée et immuable ; mais c’est se maintenir en confrontation avec un ensemble de forces extérieures, un environnement, un « milieu » qui ne cesse de rappeler sa présence à travers des interventions potentiellement positives ou négatives, ce qui oblige à rejouer à tout moment le rapport qu’on entretient avec lui, dans un contexte d’instabilité et d’incertitude où valeurs et contre-valeurs sont en lutte, contexte ouvert dans certaines limites sur le nouveau et sur l’inconnu.

Le sens de sentir la vie 

Quand nous disons que nous avons du sens dans notre vie, cela ne concerne pas quelque chose d’aussi concret que lorsque nous pensons avoir trouvé notre voie. La notion de "sens "exprime une volonté intérieure de se mettre en marche, une sensation bien réelle que sa vie, ses actes, participent à autre chose de plus vaste, qui nous relie aux autres, et peut-être à l'universel. Même si "le sens est une notion abstraite, elle conduit à une expérience des plus significatives et des plus réalistes.
Le sens est  éminemment ontologique, inhérent au sentiment d'être au monde, en tant qu'être humain. C'est le but intime de l'être humain, que de se sentir à la fois en harmonie avec ce qu'il fait, en harmonie avec ses aspirations les plus secrètes et aussi dans une certaine confirmation du monde vis-à-vis de lui-même et réciproquement. Il est possible de théoriser à ce sujet, mais pour celui qui manque de sens, où celui qui l’a trouvé, il s’agit en fait d’une certitude sensorielle, d’une expérience intérieure qui ne laisse aucune ne place au doute lorsqu'elle se manifeste. D'autres dénominations pourraient également convenir pour décrire ce "sens" qui est aussi "jouissance"  et "concordance", congruence et alignement entre soi, l'action, le monde et l'injonction secrète provenant de la vie elle même.*Le sens est une sorte de lien organique avec ce que la vie à de fondamental, de viscéral. Un contact primaire entre ce que nous sommes en tant que désir-noyau et la réalisation de cette énergie, mise en œuvre pour un but supérieur. Même si ce but n’apparaît pas comme collectif, semblant ne satisfaire que soi-même, comme le fait d’écrire un journal intime ou de peindre sans être jamais vu, trouver le sens de sa vie à quelque chose à voir avec "se relier aux autres", aux innombrables autres que l'on ne connait pas.
 A travers l'action, la joie nous révèle comment l'on passe d'une jouissance personnelle à un but supra-personnel. C'est cet aspect supra-personnel qui nous retourne vers la simplicité puissante de la vie et son but sans but au-delà de l'humain, en synergie avec les autres formes organiques et physiques. Chercher l'altérité touche au mystère de ce que nous sommes. Il ne s'agit pas là d'une réflexion de luxe, mais d'une nécessité vitale qui intervient au cœur de la vie psychique humaine dès  lors que l'on sort de la survie. Vivre au lieu de survivre, voilà l'entrée majeure qui conduit vers le Réel; point de jonction entre les paradoxes, entre le sens et le non-sens.

Le lien  vital : L'urgence d'établir le contact

   Trouver le sens de sa vie n'est donc pas un problème de luxe. Ce manque de sens conduit bien souvent à des actes extrêmes et désespérés, comme le suicide ou la mutilation, l'alcoolisme, l'obsession et la violence. Il est urgent d'aller vers......ce manque, qui fait "trou" dans le discours.  Nécessité de vivre, nécessité d'aimer et d'être aimé, nécessité de se sentir vivre et de travailler, de se sentir utile, et de transmettre.
Ce qui nous pousse, trouve en nous un écho, ou l'autre à la première place. C'est par cet autre que nous pouvons apercevoir quelque chose de notre propre destin. A moins qu'il n'y ait pas d'écho, excepté la solitude et l'isolement. Voilà l'absence de sens, la ténébreuse solitude de l'être sans racine, comme flottant entre nulle part et nulle part; rattaché à rien, noyé dans une errance dépourvue de direction.
Comment entrer dans" la danse de la réalité "comme l'écrit A. Jodorowsky, quand on se sent sur le bord, largué, comme séparé des autres et des domaines d'action par une vitre.

La voix de son naître

    Dans le travail analytique, la parole crée et fait naître ce qui demeure tapi en germe dans le silence pré verbal. La voix donne une expression à ces boutons cachés. C'est parce qu'elle est écoutée par l'Autre que le sujet prend la mesure du sens véritable de sa vie, qui est logé dans l'altérité elle-même. S'énoncer à soi-même, ou à un autre ce qui gît dans le manque, c'est établir d'emblée un lien avec son désir de vivre. C'est comprendre que ce creux, est gros de l'espérance de s'enfanter soi-même à la dimension originelle du réel.

La satisfaction : Voir dans sa globalité c'est jouir du mouvement
    Ce qui résulte de ce contact avec l'essence vitale est la dimension de satisfaction. Il ne s'agit pas de la satisfaction d'un désir immédiat, mais d'un contentement qui prend une place plus durable et s'établit comme un arrière fond de la vie au quotidien, même si elle se révèle parfois difficile ou emplie d'épreuves.  Le contentement amené par le fait d'être en contact avec "le sens" permet d'inclure les épreuves dans une orientation où elles trouvent un champ de lecture et d'interprétation différent et constructif de ce qui apparaît à première vue.
 "Le sens", qui s'enracine dans la singularité du sujet, permet de donner une perspective à la variété des expériences, comme weltanschauung, vision ou tentative audacieuse de vision de la totalité de sa propre vie. C'est cette vision qui provient à la fois d'une démarche personnelle de trouvailles quotidiennes, à travers ce que notre existence contient de minuscules détails, et d'une fulgurance du "voir total", que surgit la jouissance qui est -joie d'être en mouvement -ou naissance perpétuelle, obéissant ainsi à la danse infinie des choses universelles. 

Seul le mouvement peut laisser dans l'être, sa trace joyeuse, comme invitation à un voyage dans l'essence dynamique de la vie. Ainsi, se considérer "arrivé "une fois pour toute, ou chercher à atteindre un état de stabilité définitive corporelle, émotionnelle, mentale, professionnelle ou artistique, condamne du même coup au manque de sens, à la mort de l'âme, puisque par principe, le sens indique que quelque chose est en marche.

Comment trouver le sens de sa propre vie ?

   Comme nous l'avons évoqué, le sens commence à partir de la singularité de chacun. Cette singularité  se décline et s'articule au travers des innombrables occasions que la vie déploie à chaque instant, non pas de façon linéaire, mais synchronique, et selon les attirances et rejets des associations inconscientes. Trouver le sens, c'est "jouer" avec ces redistributions permanentes, qui finiront pas conduire au récit poétique de l'âme qui se lit, drolatique et vitalisant, dont la logique peut nous sauter finalement aux yeux, en ce qu'elle révèle un désir qui semblait là, en germe depuis le commencement de notre existence en tant que sujet, mais cachée par les normes sociétales héritées ou les malentendus familiaux.
Partir d'une situation de désespérance ou de dépression pour trouver cette mise en marche, vers le destin joyeux qui germine au sein de notre nature depuis le début n'est pas aisé. La cure  analytique, le lien transférentiel permet de gagner peu-à-peu de la confiance, quelque chose de l'humain qui vaille qu'on s'y retrouve: un aller-retour bienveillant et attentif ouvreur de voix vers un tout autre voir, celui-là fédérateur de cohérence et d'énergie.
 ll faut en faire l'expérience directe et mener le dialogue assez loin pour comprendre comment la cure analytique restaure l'intégrité et la confiance du sujet, en permettant la mise en marche du mouvement relationnel, par l'apprivoisement de ces forces ensauvagées au-dedans du sujet qui souffre de ne pouvoir s'abandonner à lui-même. L'exercice même du dialogue est guérison et rétablissement dans une identité vivante et humaine qui est ainsi reconnue comme quelque chose à laquelle il n'est pas nécessaire de résister.
Nous vivons tous en lisière d’un grand bois. Son nom est « inconscient ». Nous nous y aventurons dans nos rêves, nos fantasmes, nos angoisses. Nous n’en sortons jamais complètement mais redoutons d’y demeurer toujours. Traverser le bois (la forêt enchantée des légendes), c’est sortir, par le refoulement et la civilisation, des pulsions partielles et destructrices. On se souvient de Descartes recommandant à celui qui se perd à un carrefour forestier de s’en tenir à la route choisie plutôt que de revenir sur ses pas encore et encore. La route droite est plus longue, peut-être, mais elle finira bien quelque part La psychanalyse travaille à dégager dans les sous-bois de l’irrationnel quelques clairières de raison.




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