Complexe d'Œdipe et Castration


Complexe d'Œdipe : Définition : (Larousse) Ensemble des sentiments amoureux et hostiles que chaque enfant éprouve à l'égard du couple parental (attachement sexuel au parent de sexe opposé, le parent de même genre étant considéré comme un rival). L'issue normale du complexe d'Œdipe est l'identification au parent de même sexe.


Complexe de Castration : Définition : (Le Robert. T2, Larousse) Réponse fantasmatique aux questions que suscite chez le jeune enfant la différence anatomique des sexes. Le garçon redoute la castration comme réalisation d'une menace paternelle en réponse à ses activités sexuelles. Chez la fille, l'absence de pénis est ressentie comme un préjudice subi qu'elle cherche à nier, compenser ou réparer.
Le complexe d'Œdipe (en rapport avec la mythologie grecque ; Œdipe réalisa sans le vouloir la prophétie selon laquelle il tuerait son père et épouserait sa mère -Voir Œdipe : Robert des noms propres, Page 1521) est l'ensemble des sentiments qu'éprouve l'enfant de sa naissance à l'âge de 5 ans environ (stade phallique), la période la plus intense se déroulant entre 3 et 5 ans. Le garçon désire sa mère (Désir sexuel génital) et commence à haïr son père, comme le rival qui barre le chemin de ce désir.

 La satisfaction d'écarter le père pour le remplacer auprès de la mère n'étant pas réalisable, s'ensuit une sensation de menace pour le jeune garçon, convaincu que son pénis, qu'il considère être une marque de "supériorité", peut lui être ôté.
L'angoisse de castration termine normalement le complexe d'Œdipe, sur une identification du fils au père, qui lui permettra d'être lui-même père plus tard.

Chez la fille, le complexe d'Œdipe semble arriver à partir de l'apparition du complexe de castration. Elle aussi croit que le pénis est marque de puissance, elle se met alors à haïr sa mère qui ne lui en a pas donné, puis "aime" son père qui en est possesseur et peut peut-être lui en donner un. Mélanie Klein développe l'idée d'un complexe d'Œdipe différent pour la fille et le garçon, et ne voit pas de fin réelle de ce complexe chez la fille.
Sigmund Freud, Quant à lui, pense ce complexe commun à tous les enfants du fait qu'il croit que les deux Complexes d'Œdipe dont parle Mélanie Klein constituent celui qu'il a développé. Pour Freud, chaque enfant aurait ces deux parties du complexe, ressentant alors jalousie et admiration pour le parent de sexe opposé à qui il voudrait ressembler, jusqu'à finir par s'identifier à lui, ce qui lui permet de dépasser les deux complexes créant une situation de conflit psychique.


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