Le traumatisme émotionnel


Comment franchir un traumatisme émotionnel et psychologique ?
Comment définir le traumatisme ?
La définition du traumatisme émotionnel a radicalement changé au cours de ces dernières années. Jusqu'à récemment, on parlait de traumatisme chez les hommes après les guerres. Puis on a élargi la définition aux femmes et aux enfants victimes de violence.
Aujourd'hui, la définition s'est encore élargie, à cause des recherches en neuropsychologie.
On peut parler de traumatisme émotionnel aujourd'hui après la survenue d'événements courants : un accident de voiture, une rupture de relation, une expérience humiliante, une maladie potentiellement mortelle ou invalidante, une perte d'emploi ....
Les événements traumatisants peuvent avoir des répercussions émotionnelles graves sur certaines personnes, même si l'événement n'a pas de conséquences physiques.
En fait, aujourd'hui, peu importe sa source, car ce qui importe est le ressenti subjectif de l'événement. Cependant, le traumatisme a trois éléments communs :
1. l'événement est inattendu
2. la personne n'était pas préparée à le vivre

3. la personne ne pouvait rien faire pour l'empêcher de se produire.
 Ce n'est donc pas la cause qui détermine si quelque chose est traumatisant, mais la façon dont la personne va vivre l'événement.
On ne peut pas prévoir comment une personne va réagir à un événement potentiellement traumatisant.
La particularité du traumatisme émotionnel :
La conséquence immédiate du traumatisme est la perte du sentiment de sécurité avec la tenace impression d'être impuissant. La personne se sent écrasée par ce qu'elle vient de vivre.
La personne traumatisée peut avoir soit un sentiment de danger constant, soit une impression d'être déconnectée de tout sans pouvoir faire confiance à quelqu'un.
Il faut distinguer stress et traumatisme. Le stress dérègle notre système nerveux mais pour une période relativement courte. On retrouve assez vite un équilibre. Le traumatisme créé une détresse qui se propage dans toutes les expériences suivantes.
Si on communique notre détresse à quelqu'un qui va réagir de manière adéquate et que nous revenons à un état d'équilibre, nous sommes dans le domaine du stress.
Si nous ne revenons pas à un état d'équilibre et que nous vivons toujours dans un état d'intensité émotionnelle active, nous sommes dans le domaine du traumatisme émotionnel.
Les différences entre les individus :
En effet, on se demande toujours pourquoi un événement provoque une réponse émotionnellement traumatique chez une personne et pas chez une autre. On se demande aussi pourquoi le temps pour récupérer d'un traumatisme émotionnel varie d'une personne à l'autre.
Pourquoi certaines personnes rebondissent rapidement alors que d'autres sont dévastées ?
Il n'y a pas raisons objectives, même si un certain nombre de facteurs de risque rendent certaines personnes sensibles aux traumatismes émotionnels et psychologiques.
Une personne sera plus susceptible d'être traumatisée si sa charge se stress est déjà intense ou si elle a déjà subi une série d'événements négatifs.
Une personne sera plus susceptible d'être traumatisée si elle a déjà été traumatisée avant et surtout si ce traumatisme antérieur est survenu dans l'enfance et n'a pas été résolu.
N'importe qui peut devenir émotionnellement traumatisé. Ce n'est pas une question de force ou de faiblesse. Il faut juste prendre les symptômes au sérieux et ne pas hésiter à prendre des mesures pour guérir, tout comme on prend des mesures pour guérir d'une maladie physique.
Les symptômes du traumatisme émotionnel :
Ces symptômes sont des réponses normales au traumatisme, cet événement anormal. Parfois ils peuvent être retardés pendant des mois, voire des années après l'événement. Il arrive aussi que certaines personnes ne relient pas leurs symptômes avec un traumatisme.
Les symptômes physiques de traumatisme :
- l'insomnie ou les cauchemars
- la fatigue
- la difficulté à se concentrer
- l'agitation ou la nervosité
- des maux divers ou des douleurs
Les symptômes émotionnels et psychologiques du traumatisme :
- le déni ou l'incrédulité
- la colère, les sautes d'humeur,
- la culpabilité, la honte
- le sentiment de tristesse ou de désespoir,
- l'anxiété ou la peur
Ces symptômes durent généralement quelques mois et s'atténue au fur et à mesure que vous traitez le traumatisme. Mais, même ensuite, quand on se sent mieux, on peut être troublé de temps à autre par des souvenirs douloureux ou des émotions fortes, surtout en réponse à des déclencheurs tels que l'anniversaire de l'événement, une image ou un son, une situation qui rappelle l'expérience traumatisante.
Quand faut-il chercher de l'aide auprès d'un professionnel ?
Récupérer après un traumatisme prend du temps et tout le monde guérit à son propre rythme. Mais si les mois passent sans que les symptômes diminuent, vous pourriez avoir besoin d'un professionnel.
Voici les principales raisons d'une demande d'aide (même sans traumatisme d'ailleurs)
- Une difficulté à vivre à la maison et au travail
- Des anxiétés prolongées
- Une attitude qui vous pousse à éviter les situations qui vous rappellent le traumatisme
- Un engourdissement émotionnel
- Une incapacité à former des relations satisfaisantes
Le traitement du traumatisme émotionnel et psychologique :
Il faut prendre conscience que ce traitement, ce travail sur vous va impliquer de revivre des souvenirs même insupportables de façon à éviter qu'ils reviennent encore et encore, spontanément et de façon incontrôlable.
Il est évident qu'un tel travail, comme dans la plupart des thérapies, va vous prendre une grande énergie, source de fatigue même physique.
Mais en contrepartie, vous allez également apprendre à gérer vos émotions fortes du passé, du présent et du futur. Vous allez également construire ou reconstruire votre capacité à faire confiance aux autres.
Le traumatisme perturbe l'équilibre et le système nerveux se coince dans le surmenage. Le traitement du traumatisme doit corriger ce déséquilibre et rétablir votre sentiment de sécurité.
La récupération prend du temps. Il faut donc être patient en vous laissant ressentir ce que vous sentez sans jugement, sans culpabilité et sans honte.
1. Ne pas s'isoler
Il est nécessaire de maintenir vos relations pour pouvoir parler de vos sentiments.
Tentez de faire des choses qui n'ont rien à voir avec l'expérience traumatisante.
2. S'ancrer dans le présent
Soyez attentif à votre emploi du temps pour maintenir un équilibre entre les tâches ingrates et les tâches plaisantes.
Installez des objectifs réalisables et prenant plaisir à la réalisation de ce que vous entreprenez.
Reconnaissez vos émotions et vos sentiments pour les accepter.
3. Prendre soin de soi
Essayez de viser 7 à 9 heures de sommeil par nuit
Faites de l'exercice régulièrement
Équilibrer votre alimentation
Les personnes traumatisées ont tendance à se mettre facilement en colère, à devenir irritables ou à être émotionnellement distantes. Toutes ces réactions sont les réponses au traumatisme.
Ce traumatisme a besoin d’être accompagné dans son vécu et sa dimension émotionnelle pour qu’il ne s’ancre pas. Permettre de vivre, d’être accueilli, pour le franchir…
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